Laboratoire de recherche
De Peter Handke aux Viewpoints, en passant par nos récits intimes : un laboratoire d’improvisation, de mouvement et d’écriture au plateau
Laboratoire de recherche – Février 2025, Marseille
Improvisation, écriture et mouvement autour de La Femme Gauchère de Peter Handke
En février 2025, au sein du Collectif La Réplique à Marseille, Margaux Borel a initié un laboratoire de recherche réunissant un groupe d’acteur·ices autour d’un processus de création collective mêlant improvisation, mouvement dansé et écriture au plateau.
Ce laboratoire s’appuie sur l’univers de Peter Handke, et plus particulièrement sur La Femme Gauchère, œuvre qui interroge en profondeur les notions d’identité, d’émancipation et de solitude.
Un espace de recherche sensible et collectif
À partir de la lecture et des questionnements soulevés par le texte, les participant·es ont été invité·es à se laisser traverser par le récit et à ouvrir un espace de réflexion :
– Que signifie parler de « la femme » aujourd’hui ?
– Comment relire une figure féminine pensée comme émancipatrice dans les années 1980 ?
– Que nous dit cette épopée intime, sans héroïsme spectaculaire ?
Ces échanges ont nourri une collecte de récits personnels et de réflexions qui ont pu être intégrés à une écriture collective.
Une pratique quotidienne entre corps, voix et écriture
Chaque journée s’articulait autour de deux temps :
Le matin :
– Training corporel et vocal (Qi Gong, Roy Hart)
– Improvisation dansée à partir des Viewpoints (espace, rythme, distance, forme, architecture…)
L’après-midi :
– Improvisations textuelles et scéniques (à partir de Handke et d’écrits personnels)
– Écriture et collecte de récits intimes
– Compositions collectives inspirées des Viewpoints
Écriture au plateau et matière vivante
Le laboratoire a également exploré Le Poids du monde, autre texte de Peter Handke, à travers des citations distribuées aléatoirement comme points de départ d’improvisation.
Les participant·es ont été invité·es à :
– mettre en corps des images et sensations issues du texte
– créer des séquences entre quotidien et abstraction
– expérimenter une écriture inspirée du processus de Handke, visant un « creusement » vers une expérience sensible du réel
Cette matière, nourrie de perceptions glanées dans et hors du plateau, a alimenté les improvisations et les compositions collectives.
Un cadre d’exploration attentif et ouvert
Une attention particulière a été portée tout au long du laboratoire :
– au respect du consentement de chacun·e dans les propositions
– à l’écoute des corps et des émotions
Des outils complémentaires ont été proposés, issus notamment du Life Art Process (Emeline Guillaud), de l’autohypnose (Catherine Contour) ou encore du dessin, comme prolongements sensibles de l’expérience.

